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Les substituts
nicotiniques
Ils remplacent partiellement la nicotine de la cigarette, et doublent la fréquence des succès de l'arrêt chez le fumeur décidé à cesser. De manière générale, avant toute utilisation, il est bon de demander conseil à votre médecin qui appréciera votre degré de dépendance à la nicotine (test de Fagerström) et déterminera si la substitution nicotinique est indiquée dans votre cas. Il adaptera la dose et la forme de substitution à vos besoins et à vos désirs. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre pharmacien, car la plupart de ces produits sont en vente libre. Il existe plusieurs types de substituts : chewing-gum (2 ou 4 mg - goût menthe, traditionnel ou aux fruits), timbre transdermique ou patch (5, 10, 15 mg en 16 heures 7, 14, 21 mg en 24 heures), inhaleur (10 mg), comprimés sublinguaux (2 mg) ou à sucer (2 ou 4 mg). Chaque substitut a ses indications, ses avantages et ses inconvénients. Il est indispensable d'utiliser d'abord la dose classique, puis de l'adapter si nécessaire. Dans certains cas, il faut associer la forme continue (le patch) et d'autres formes plus flexibles comme le chewing-gum ou le comprimé, avec l'accord du médecin. Les antidépresseurs Le bupropion lui aussi double le taux de succès de l'arrêt, même chez les sujets non-déprimés. Il est soumis à prescription médicale, car il est contre-indiqué chez certains fumeurs, provoque assez souvent des effets secondaires mineurs (sécheresse de la bouche, insomnie) et rarement des convulsions, chez les sujets prédisposés. Il faut ici aussi bien respecter les doses prescrites, à répartir en deux prises (matin et fin d'après-midi). La nortriptyline elle aussi semble efficace dans l'aide à l'arrêt, mais n'est pas encore enregistrée pour cette indication. La varénicline
Administrée
sous forme de comprimés et soumise à prescription médicale,
la varénicline obtient des taux d'arrêt nettement supérieurs
à ceux du bupropion et de la substitution nicotinique. Elle est
dépourvue d'effets indésirables majeurs mais s'accompagne
souvent de légères nausées. Elle est en vente dans
notre pays depuis décembre 2006. Quel que soit le médicament administré, le succès de l'arrêt dépend largement de la motivation du fumeur à arrêter (c'est lui qui le décide), de son adhésion au traitement prescrit et de l'importance plus ou moins grande du soutien psycho-comportemental que lui donnera un professionnel de santé (médecin, pharmacien, infirmière ou son entourage...). quand la dépendance est forte, un recours au CAF ou aux tabacologues augmente fortement les chances de succès. Les filtres Incorporés dans un fume-cigarettes, ils peuvent diminuer l'absorption de nicotine et de goudrons, mais ne modifient en rien l'envie de fumer. Si vous êtes dépendants, vous compenserez inévitablement votre manque de nicotine en fumant plus intensément. Les filtres ne constituent pas une solution valable. Les cigarettes sans tabac Elles ne contiennent pas de nicotine, mais l'oxyde de carbone et les goudrons créés par la combustion des produits et du papier sont toujours présents, et donc dangereux. Elles sont à déconseiller. Avec ces deux derniers produits, le geste de prendre une cigarette persiste, ce qui mène souvent à la rechute! Il existe de multiples méthodes et techniques alternatives. Celles-ci visent à venir en aide ou à soutenir les personnes désireuses d'arrêter de fumer. Attention, ces méthodes n'agissent le plus souvent que sur la dépendance psychique. N'oubliez pas que, dans certains cas, il est nécessaire de faire appel à une aide médicale pour résoudre un problème de dépendance physique à la nicotine. De plus, il existe encore peu d'études objectives sur les résultats que l'on peut attendre de ces méthodes alternatives. Le sevrage tabagique est un marché florissant. Aussi, avant d'entamer une démarche ou d'utiliser un produit dont la publicité vante les mérites : Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Informez-vous sur le prix de ces méthodes. Nous avons vu une publicité de sevrage tabagique par hypnose lors d'un salon de voyance qui prétendait vous faire arrêter de fumer en une seule journée... pour 400 €! Les méthodes se basant sur la relaxation
La kinésithérapie relaxatrice consiste en
l'enseignement de techniques de relaxation.
La sophrologie utilise la suggestion verbale
pour mettre la personne dans un état de réceptivité mentale. Les suggestions
de rejet du tabac s'imprègnent dans son inconscient et elle aura tendance
à les mettre en pratique.
L'hypnose appliquée
à la tabacologie vise essentiellement à traiter la dépendance
psychologique et comportementale au tabac. Les techniques modernes les
plus efficaces travaillent notamment sur les émotions, les motivations,
l’estime de soi et non plus sur le rejet ou le dégoût
du tabac comme par le passé. L'homéopathie
Il s'agit d'une médecine qui peut constituer une forme
de soutien psychologique. Certains homéopathes prescrivent un produit
qui selon eux contribuerait à dégoûter du tabac ou à calmer la nervosité. L'acupuncture et les méthodes apparentées
L'acupuncture consiste en l'application
de quelques aiguilles en divers endroits du corps. Plusieurs séances sont
nécessaires. L'auriculothérapie est une technique acupuncturale au niveau du lobe de l'oreille. Elle vise à pallier l'état de manque et de stress lié au sevrage tabagique. La méthode laser consiste à stimuler trois points d'acupuncture de l'oreille par un rayon laser, puis d'y appliquer trois micro-aiguilles. La mésothérapie consiste en de multiples injections dans le derme, c'est-à-dire à quelques millimètres au-dessous de la surface de la peau. Les produits utilisés sont nombreux et varient selon le praticien (médicaments, plantes calmantes, tabac dénicotinisé, etc). Ce traitement peut durer un mois. Toutes ces méthodes peuvent servir de support à la psychothérapie sans avoir pour autant d'activité spécifique.
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| Dernière mise à jour : ( 22-06-2009 ) |
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