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Le contrôle
de la tuberculose : une stratégie standardisée
La stratégie de contrôle et d'élimination de la tuberculose
dans les pays à basse incidence a été
redéfinie en 2002 au niveau européen.
Pour que la tuberculose continue à régresser dans un contexte
de fréquence relativement basse, il est nécessaire :
de limiter sa
transmission en dépistant dès que possible les sources de
contamination et en les traitant jusqu'à guérison ;
de limiter le
réservoir de personnes infectées qui peuvent ultérieurement être
à l'origine de tuberculose-maladie.
En pratique, les 4 "piliers" de la stratégie à
mettre en oeuvre pour atteindre ces objectifs sont repris dans la figure
suivante ; la pyramide illustre l'importance à accorder à
chacun de ces éléments :
Il s'agit de :
1. La détection précoce et le traitement
adéquat des patients atteints de tuberculose-maladie
Ces activités sont prioritaires ; elles se déroulent en
grande partie dans le secteur curatif, d'où l'importance du maintien
de l'expertise du corps médical.
En Belgique, le diagnostic de la tuberculose
est posé le plus souvent à la suite d'une visite spontanée
du patient symptomatique ; c'est ce qu'on appelle un "dépistage
passif". En 2003, par exemple, 82% des malades tuberculeux ont été
dépistés de cette manière.
Le traitement doit également faire
l'objet d'une attention soutenue de la part du médecin et du patient
afin de prévenir le développement d'une résistance
aux antibiotiques antituberculeux. L'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), recommande la supervision de la prise des médicaments par du personnel de santé ou par une personne responsable en
cas de non observance du traitement.
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2. Une approche spécifique et adaptée
des groupes de population à haut risque de tuberculose
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Lorsque la fréquence de la tuberculose diminue, celle-ci a tendance
à se concentrer dans certains groupes de population dont le mode
de vie facilite la contamination et/ou le développement de la maladie.
Ces populations sont souvent difficiles à investiguer et ont un
accès limité aux soins.
Dans ce contexte particulier, le dépistage doit être "actif
" et "ciblé". Dans la mesure du possible, en Belgique,
des dépistages systématiques sont organisés parmi
les groupes suivants : demandeurs
d'asile, prisonniers, primo-arrivants de pays
à haute prévalence de tuberculose, sujets socio-économiquement
défavorisés (dont les sans-abri), toxicomanes par voie intraveineuse.
Le recours à la radiographie du thorax ou au test tuberculinique
dépend de l'objectif poursuivi : mise en évidence d'une
tuberculose-maladie ou d'une infection tuberculeuse latente (voir diagnostic).
L'organisation d'un dépistage n'a de sens que si les sujets dépistés
peuvent avoir accès à un diagnostic et à un traitement
de qualité même s'ils ne bénéficient pas de
l'assurance-maladie ou d'une autre aide sociale.
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3. La prévention et/ou la mise sous contrôle,
aussi rapide que possible, des micro-épidémies survenant
autour de sources de contamination
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Le dépistage de l'entourage de patients contagieux permet également
de découvrir des cas secondaires de maladie et de limiter ainsi la dissémination du bacille dans la communauté;
il doit être réalisé de manière exhaustive
en tenant compte toutefois du degré de contagiosité du malade
et du type de contacts (principe des cercles concentriques (voir
les recommandations de la médecine du travail). L'examen de choix est le test tuberculinique.
Si le dépistage dans les collectivités est du ressort des
services de médecine préventive, le médecin généraliste
ou spécialiste peut se charger du cercle familial.
La socioprophylaxie appliquée
en Belgique sur base de la déclaration obligatoire de la tuberculose
permet de s'assurer que le patient est traité et que son entourage
a été pris en charge.
La surveillance des micro-épidémies qui se développent autour d'un patient très contagieux consiste
à mettre rapidement en évidence, par des enquêtes épidémiologiques, des "grappes"
de patients contaminés par le même bacille provenant du sujet-source : les méthodes actuelles de génotypage (empreintes génétiques du BK) permettent en effet de déterminer certaines caractéristiques individuelles du bacille qu'on peut retrouver dans la même grappe et absentes chez les sujets contaminés par d'autres sources.
Plus
d'informations : voir notre brochure
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4. Le contrôle de la tuberculose chez les
sujets soumis à un risque élevé de contamination
par le bacille tuberculeux
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Sont visés plus particulièrement ici les travailleurs dont
les activités sont génératrices de contacts avec
des malades, des groupes à haut risque ou des produits contaminés
par le bacille tuberculeux. Le dépistage périodique est
organisé par les services de médecine du travail. L'examen
recommandé est le test tuberculinique. Plus
d'informations : dépistage dans le milieu du travail
En termes de santé publique, les points 3 et 4
de la stratégie visent à limiter le réservoir de
futures tuberculose-maladie. Ceci n'est possible que si les infections tuberculeuses
mises en évidence lors des dépistages sont traitées
préventivement afin de limiter le risque de développement
ultérieur de la maladie.
Lire les recommandations
L'adaptation de la stratégie nécessite un
bonne connaissance du contexte dans lequel elle se déroule, c'est pourquoi un monitoring épidémiologique
de la tuberculose est essentiel.
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Page révisée le 17-07-2009
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