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Le contrôle de la tuberculose : une stratégie standardisée
La stratégie de contrôle et d'élimination de la tuberculose dans les pays à basse incidence a été redéfinie en 2002 au niveau européen.
Pour que la tuberculose continue à régresser dans ce contexte, il est nécessaire :
de limiter sa transmission en dépistant dès que possible les sources de contamination et en les traitant jusqu'à guérison ;
de limiter le réservoir de personnes infectées qui peuvent ultérieurement être à l'origine de tuberculose-maladie.
En pratique, les 4 "piliers" de la stratégie à mettre en oeuvre pour atteindre ces objectifs sont repris dans la figure suivante ;
la pyramide illustre l'importance à accorder à chacun de ces éléments (cliquez pour agrandir l'image) :
1. La détection précoce et le traitement adéquat des patients atteints de tuberculose-maladie
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Ces activités sont prioritaires ; elles se déroulent en grande partie
dans le secteur curatif, d'où l'importance du maintien de l'expertise
du corps médical.
En Belgique, le diagnostic
de la tuberculose est posé le plus souvent à la suite d'une visite
spontanée du patient symptomatique ; c'est ce qu'on appelle un
"dépistage passif". En 2011, par exemple, 84% des malades tuberculeux
ont été
dépistés de cette manière.
Le traitement
doit également faire l'objet d'une attention soutenue de la part du
médecin et du patient afin de prévenir le développement d'une résistance aux antibiotiques antituberculeux.
En cas de non observance du traitement, l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) recommande la supervision de la prise des médicaments par du
personnel de santé ou par une personne formée à cet effet.
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2. Une approche spécifique et adaptée des groupes de population à haut risque de tuberculose
3. La prévention et/ou la mise sous contrôle,
aussi rapide que possible, des micro-épidémies survenant
autour de sources de contamination
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Le dépistage de l'entourage de patients contagieux permet également
de découvrir des cas secondaires de maladie et de limiter ainsi la dissémination du bacille dans la communauté;
il doit être réalisé de manière exhaustive
en tenant compte toutefois du degré de contagiosité du malade
et du type de contacts (principe des cercles concentriques). L'examen de choix est le test tuberculinique.
Si le dépistage dans les collectivités est du ressort des
services de médecine préventive, le médecin généraliste
ou spécialiste peut se charger du cercle familial. Le FARES coordonne et/ou peut intervenir dans ces deux situations.
La socioprophylaxie appliquée
en Belgique sur base de la déclaration obligatoire de la tuberculose
permet de s'assurer que le patient est traité et que son entourage
a été pris en charge.
Lorsque une mini-épidémie est suspectée autour d'un patient contagieux, une enquête épidémiologique est organisée sur le terrain. Elle est complétée par un génotypage des bacilles tuberculeux afin de déterminer s'ils ont la même empreinte génétique.
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4. Le contrôle de la tuberculose chez les
sujets soumis à un risque élevé de contamination
par le bacille tuberculeux
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Sont visés plus particulièrement ici les travailleurs dont
les activités sont génératrices de contacts avec
des malades, des groupes à haut risque ou des produits contaminés
par le bacille tuberculeux. Le dépistage périodique est
organisé par les services de médecine du travail. L'examen
recommandé est le test tuberculinique. Plus
d'informations : dépistage dans le milieu du travail
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En termes de santé publique, les points 3 et 4
de la stratégie visent à limiter le réservoir de
futures tuberculose-maladie. Ceci n'est possible que si les infections tuberculeuses
mises en évidence lors des dépistages sont traitées
préventivement afin de limiter le risque de développement
ultérieur de la maladie.
Lire les recommandations (en cours de révision)
L'adaptation de la stratégie nécessite un
bonne connaissance du contexte dans lequel elle se déroule, c'est pourquoi une surveillance épidémiologique
de la tuberculose est essentielle.
Page révisée le 20-03-2013
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