Fonds des Affections Respiratoires

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Un peu d'histoire : évolution de l'infrastructure antituberculeuse en Belgique
D'après l'article : "Le second souffle de la FARES ", écrit par Michel PETTIAUX en 1985.

1898: C'est en 1897 que, simultanément à Liège et à Bruxelles l'idée de combattre la tuberculose, maladie sociale, prit naissance.

A Liège, le Professeur MALVOZ réussissait à sensibiliser les pouvoirs publics. Dès 1930 le premier SANATORIUM a été créé à Borgoumont sous la direction du Docteur VAN BENEDEN.

A côté de son rôle curatif, le sanatorium, établissement de cures de repos au grand air, se fixe pour missions, l'éducation, la prophylaxie et la réadaptation de malades contagieux. A Bruxelles, les Docteurs DEWEZ VAN RYN et DERSCHEID fondèrent la LIGUE NATIONALE BELGE CONTRE LA TUBERCULOSE dont le but était l'organisation des DISPENSAIRES et la création de PREVENTORIUMS ; par la suite, elle gère un SERVICE ITINERANT DE DEPISTAGE.

L'armement antituberculeux s'enrichira par la suite de plusieurs sanatoriums pour atteindre 1501 lits en 1947, et 129 dispensaires après la seconde guerre mondiale.

1903: Ouverture du premier PREVENTORIUM, La Villa Maritime à Wenduyne-sur-Mer.

Etablissement de cure hygiénico-diététique, le préventorium est réservé aux enfants atteints de formes non contagieuses et non évolutives de tuberculose (primo-infections latentes et patentes).

1911: Institution de l'OEUVRE DE PRESERVATION DE L'ENFANCE CONTRE LA TUBERCULOSE sous la présidence du Professeur BORDET.

Cette oeuvre écartait d'un milieu familial contagieux, les enfants sains (de 3 à 10 ans) pour les placer à la campagne dans des familles d'agriculteurs où les pupilles restaient jusqu'à l'âge de 14 ans. Ultérieurement, les enfants furent placés dans des institutions fixes.

1923: La Société des Sanatoria populaires devint l'A.S.B.L, ASSOCIATION NATIONALE BELGE DE DEFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE.

1930: Reconnaissance de l'OEUVRE NATIONALE BELGE DE DEFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE, établissement d'utilité publique, regroupant:

- la Ligue Nationale Belge contre la Tuberculose,
- l'Association Nationale Belge contre la Tuberculose,
- et l'Oeuvre de Préservation de l'Enfance.

L'Association était alors une fédération de sanatoria, la Ligue groupait un grand nombre de dispensaires, 120 en 1929, et l'Oeuvre de Préservation de l'Enfance, dissoute depuis lors, comptait quelque trois établissements pour enfants sains de parents tuberculeux.

L'Oeuvre coordonna et centralisa les activités des associations fondatrices. Elle eut également, auprès des pouvoirs publics, un rôle de conseiller sur l'orientation de la lutte contre la tuberculose.

On peut insister sur les mérites du travail effectué par ces trois organisations. En effet, animées par une sollicitude sociale évidente, elles se sont engagées à défendre le bien-être du malade tuberculeux à un moment où la société ne montrait que de l'indifférence ou de la crainte à son égard.

De plus, des organismes préventifs tels que l'OEUVRE NATIONALE DE L'ENFANCE, les CENTRES DE SANTE et la MEDECINE DU TRAVAIL entrent à leur tour dans la lutte antituberculeuse.

Les MUTUALITES, elles aussi, prirent part à cette lutte par une participation financière à la création de sanatoriums, dispensaires ou encore, sous forme des CAISSES DE TUBERCULOSE.

1972: Institution des COMMISSIONS SECTORIELLES DE COORDINATION POUR LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE (A.R. du 20 novembre 1972).

Composées de délégués des organisations médico-sociales, des départements ministériels et d'associations professionnelles de médecine générale et spécialisées, ces organismes ont pour missions de coordonner les efforts de la lutte antituberculeuse, d'établir un cadastre de la tuberculose et de fournir des avis aux autorités. On peut dire que les efforts de ces commissions sectorielles ont abouti à une bonne connaissance de la situation en matière d'endémie tuberculeuse dans le pays.

Elles étaient au nombre de dix pour la Communauté française et de neuf pour la Communauté flamande.

Dans le relevé de la morbidité tuberculeuse, elles bénéficient des effets de l'Arrêté Royal repris en exécution de la Loi Sanitaire de 1945 instaurant la déclaration obligatoire de la Tuberculose à l'Inspection d'Hygiène (A.R. du 1er mars 1971 relatif à la prophylaxie des maladies transmissibles).

Les commissions ont opéré la jonction entre les services antituberculeux spécifiques, les services de médecine préventive, la médecine du travail et les secteurs curatifs (médecins spécialistes, généralistes et hôpitaux).

1980: La loi spéciale de réforme institutionnelles du 8 août 1980 confère aux Communautés, le pouvoir de régler les matières personnalisables: parmi ces dernières figurent les activités et services de MEDECINE PREVENTIVE et notamment, tout ce qui concerne la tuberculose.

1981: Conséquence de la réforme de la Constitution, la Communautarisation de la lutte contre la tuberculose eut pour effet de créer deux Oeuvres de Défense contre la Tuberculose, l'une flamande, l'autre francophone, en maintenant l'Oeuvre Nationale dans des attributions très limitées (contacts scientifiques, communications sur leurs activités mutuelles, publications didactiques et scientifiques).

1984:
La tuberculose était naguère une des plus meurtrières de toutes les maladies infectieuses. Il n'y avait pas de rue, ni presque de famille où la tuberculose n'avait exercé ses méfaits.

Actuellement la tuberculose est devenue la plus guérissable de toutes les affections pulmonaires chroniques et sa fréquence décroit.

C'est la raison pour laquelle des nouvelles missions s'ajoutent à la lutte contre la tuberculose.

Pour la partie francophone, l'Oeuvre de le Défense contre la Tuberculose se reconvertit en FONDATION CONTRE LES AFFECTIONS RESPIRATOIRES ET POUR L'EDUCATION A LA SANTE. De nouvelles missions s'ajoutent à la lutte contre la tuberculose.

Elles se sont concrétisées par les arrêtés de l'Exécutif de la Communauté française des 7 mars et 7 novembre 1984.

1985: Les arrêtés du 5 juillet 1985 élargissent la mission des commissions sectorielles à la prévention des maladies transmissibles, sous certaines conditions, enfin ils adaptent la réglementation des EQUIPES SOCIO-PROPHYLACTIQUES.

Par ellipse, on appelle «Réforme URBAIN» la conversion des années 1984-1985 par référence au nom de Monsieur le Ministre R. URBAIN, Ministre de la Santé de la Communauté française, qui en a pris la responsabilité et l'initiative.

2005: dix ans plus tard, la FARES change de statuts et par la même occasion change de nom, pour devenir le Fonds des Affections Respiratoires.

Aujourd'hui, le FARES (Fonds des Affections Respiratoires), est une association sans but lucratif (ASBL) qui se consacre à la prévention du tabagisme, à la prévention et au suivi de la tuberculose et des affections respiratoires chroniques.

Ses missions ont été déterminées en accord et avec le soutien du Ministère de la Santé de la Communauté française de Belgique .

 


Carte postale réalisée dans les années 1980, avec une photo du Manneken Pis portant un t-shirt "Rien à voir avec le tabac ! "

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Dernière mise à jour : ( 02-07-2010 )
 
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